Dans la majorité des entreprises, la donnée produit est répartie entre plusieurs systèmes d’information et outils métiers. L’ERP centralise généralement les données techniques, tarifaires et logistiques. Le PLM intervient sur les informations liées à la conception et au cycle de vie produit. Le CRM regroupe les éléments commerciaux. Le WMS gère les données de stock. À cela s’ajoutent les fichiers Excel utilisés pour les enrichissements marketing, les tableaux de suivi ou les corrections ponctuelles, ainsi que les échanges par email qui servent à valider, transmettre ou compléter certaines informations.
Cette organisation crée une fragmentation structurelle de la donnée produit. Chaque outil contient une partie de l’information, mais aucun ne détient une vision globale et consolidée. Les équipes doivent naviguer entre plusieurs systèmes pour collecter, vérifier ou mettre à jour les données. Les ressaisies sont fréquentes, les validations croisées prennent du temps et la coordination devient indispensable pour assurer la cohérence.
Dans ce contexte, la moindre modification nécessite d’identifier les différents points d’impact et de s’assurer que l’information est correctement répercutée partout. Cette dispersion augmente les risques d’erreur, complique la traçabilité et rend difficile l’identification d’une source unique et fiable. La donnée existe bien au sein de l’entreprise, mais elle reste rarement centralisée et pilotée de manière unifiée.